16ième conférence des Nations Unies sur la biodiversité
(N.P.D.V. a participé à cette réunion par vidéo conférence)
- parler d’une même voix pour influencer les décisions mondiales, pour s’assurer que les politiques valorisent leurs systèmes de connaissance, protègent leurs droits sur ces territoires, se coordonnent avec leurs gouvernements ;
- unifier le mouvement autochtone de l’Amazonie afin d’avoir un impact sur la COP de la biodiversité et préparer un « programme commun » de mesures pour la nature et le climat à présenter à la COP30 du changement climatique qui se tiendra en 2025 à Belém, au Brésil.
La 16ième conférence des Nations Unies sur la biodiversité avait débuté le 21 octobre 2024 et s’était achevée le 1er novembre 2024, en présence des chefs autochtones des neuf pays situés en Amazonie :
qui avaient uni leurs forces pour défendre leur territoire et la nature qui les entoure en créant le « G9 ».
Lancé le samedi 26 octobre 2024 dans la ville colombienne de Cali, le « G9 de l’Amazonie autochtone » se voulait un espace de coordination technique et politique pour que, en tant que groupe, les 511 peuples autochtones vivant dans cette région puissent :
Une « Coalition régionale » pour protéger la biodiversité
Cette nouvelle alliance qui travaillera à garantir la participation et la représentation des peuples autochtones d’Amazonie dans les prises de décision, aura comme première exigence « que les gouvernements du monde entier reconnaissent que les peuples traditionnels sont les principales autorités morales pour la conservation des écosystèmes, la protection de la biodiversité, la régulation du climat et qu’ils respectent, également, leurs droits territoriaux ».
En reconnaissance de son rôle de gardiens de la nature, cette nouvelle alliance cherchera également à implémenter des mécanismes de financement directs pour renforcer son autorité et sa gouvernance et éliminer les intermédiaires qui ne reconnaissent pas ses droits. En effet, ces peuples dénoncent régulièrement le fait que la majorité des aides internationales passent par les États ou les collectivités locales sans leur parvenir assez rapidement. En outre, très représentés dans les COP biodiversité, ils sont souvent les plus déçus par les décisions finales. Cependant, ce lancement à Cali intervient alors qu’est né un espoir de voir aboutir à la COP16 les négociations sur la création d’un nouvel organe permanent mondial chargé de reconnaître les droits des peuples autochtones.
D’une forêt tropicale à une savane
« En grande partie grâce aux peuples autochtones, environ 80% de la forêt amazonienne, l’un des plus grands puits de carbone à l’échelle mondiale et l’une des zones les plus riches en biodiversité, reste préservée », souligne 350.org. Toutefois, « les peuples amazoniens continuent de subir des persécutions et des tentatives d’effacement » et sont « parmi les plus vulnérables » aux crises climatiques et de la biodiversité qui menacent leur mode de vie traditionnel fondé sur la chasse, la pêche et la cueillette, dénonce l’ONG. Frappée par une sécheresse exceptionnelle, l’Amazonie a connu ces derniers mois « ses pires incendies en deux décennies », selon l’observatoire européen Copernicus. Ces catastrophes, sur fond de changement climatique, s’ajoutent à la déforestation massive de l’Amazonie, dans des proportions qui s’approchent d’un « point de non-retour » qui transformerait la plus grande forêt tropicale du monde en savane.
La prochaine réunion de la COP 30 se tiendra au mois de novembre 2025 à Belém au Brésil et se penchera sur les moyens de garantir l’accès, pour tous, à des services énergétiques fiables et durables et également sur le non-respect de l’objectif de maintien à 1,5°c de réchauffement global de la planète fixé par l’Accord de Paris en 2015.

